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Le Palais de Çankaya

Résidence officielle du Président de la République turque. Elle fut offerte par la municipalité d'Ankara le 30 mai 1921 à Mustapha Kemal (afin qu'il puisse vivre dans un environnement calme et paisible ). Propriété spoliée à la Famille Kasapyan.

Les conditions de leur départ ne sont mentionnées nulle part. Le tabou national sur les origines du Palais de Çankaya était tellement puissant Qu'il s'était imposé chez les anciens propriétaires. Antoine Kasapyan, l'un de la fratrie est mort en emportant son secret. L'une de ses filles, Joséphine épouse Antoine Halladjian à Paris le 25 février 1933. Ils construisent et créent la boulangerie ANTOINE, avenue Henri Barbusse Bien connue des arnouvillois. Le boulanger Antoine décède le 17 décembre 1951. Son enseigne perdurera plusieurs décennies.

Antoine et Joséphine Halladjian - Boulangerie Antoine
Antoine et Joséphine Halladjian - Boulangerie Antoine - photo prise en 1934

Une de ses petites filles, Marie épouse Georges Nigoghossian, aujourd'hui âgée de 88 ans demeure toujours à Arnouville. Elle a subi un choc émotionnel fort à la lecture de ce chapitre. Elle ignorait les détails douloureux des souffrances de son grand-père. Ce sont des éléments extraits du chapitre : "Le Palais de Çankaya , le Péché Originel de la République" du livre de Laure Marchand et Guillaume Perrier."La Turquie et le Fantôme Arménien"

Recensement de 1931 des Arméniens sur Arnouville

Les Arméniens arrivés à Arnouville

A leur arrivée en France, la plupart des arméniens sont pourvus de papiers leur reconnaissant le statut de réfugiés.

Famille Martayan

Monsieur René Martayan nous a fourni les papiers de son père et de sa grand-mère.

Sur le document du père, est écrit Joseph Hadjimartayan. Il faut savoir que le préfixe "Hadj" dans les pays musulmans est donné à ceux qui ont fait un pèlerinage. Les frères de ce dernier sont également arrivés en France avec ce préfixe. Cela peut être considéré comme étrange, car la famille restée à Istanbul portait le nom de Martayan. De quoi se poser la question de l’ajout de ce préfixe! Le passeport la grand-mère, Nectar Martayan a été éditée par les autorités turques. Il est écrit en français et en arabe. Cette écriture a été officielle jusqu’en 1928, et cela depuis 1000 ans. C’est Mustafa Kemal dit Atatürk qui a fait changer l’alphabet pour le latin. Il fut aidé par un linguiste du nom de Agop Martayan. Le croissant, quant à lui, est le symbole du drapeau turc. On le voit aussi sur d’autres drapeaux de pays musulmans.

3e Panneau Les Papiers des Arméniens réfugiés en FrancePanneau Les Papiers des Arméniens réfugiés en France

Famille Nigoghossian

Cette famille est originaire de la ville d’Amasya. Sur la carte postale, nous apercevons leur moulin au fond.

Le document portant la mention "pas d'autorisation de retourner" est la page du passeport de la maman de Gérard Haïgouhie Nigoghossian, valable un an pour un départ en Roumanie. Elle peut quitter le pays avec sa fille Véhanouche son frère Ohanés. Garabed, en première ligne est le prénom du grand-père maternel. Elle va rejoindre son mari exilé en Roumanie dès 1920 en raison des risques permanents encourus pour les jeunes hommes, et à cause de leur engagement en résistance. Ce document a été délivré au nom de la Grande Assemblée Nationale de Turquie au sujet Turc Haïgouhie Nikogossian le 8 mai 1923.

Exposition du Centenaire du Génocide des Arméniens

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4 avis sur « Exposition du Centenaire du Génocide des Arméniens »

  • 19 mai 2015 à 19 h 41 min
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    Merci M. et Mme Vidal pour cette belle exposition émouvante et fidèle , à ce que nos familles ont traversé depuis leur exode et leur départ d'Anatolie et leur parcours à travers certaines provinces françaises et leur installation et leur parcours à Arnouville. Je suis native d'Arnouville et j'ai été heureuse de lire toute cette intéressante documentation riche d'enseignement sur des éléments culturels et historiques, et qui rend compte de l'histoire singulière de chacun d'entre nous, cela restera un témoignage et un hommage à nos familles survivantes.

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    • 19 mai 2015 à 21 h 02 min
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      Merci Madame Dilanian,
      Nous avons été très contents de monter cette manifestation.
      Grâce à vous, nous avons aussi appris énormément de renseignements sur tous les domaines que vous avez mentionnés.
      De plus, sur ce site, ils resteront gravés à jamais.
      Vous, vous êtes une experte en sculpture(s) et en estampe(s).
      Vous exprimez d'une façon très artistique.
      Ceci, pour le bonheur de vos proches et de vos amis.
      Même s'ils ne sont pas toujours Arméniens.

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      • 22 mai 2015 à 18 h 30 min
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        Ani Dilanian organise une journée intitulée "La fête de l'Estampe".
        Cette dernière se tiendra le 26 mai 2015, au 73 Rue de Bordeaux à Arnouville, de 13h à 21h.
        Elle exposera son travail de gravure sur plaque de cuivre, zinc, bois et linoléum.
        Il y aura également les travaux d'autres artistes tels que : Christiane Vielle, Coste, Canini, Dado...
        Une visite s'impose pour voir le travail de toutes ces personnes.

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        • 23 mai 2015 à 15 h 32 min
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          De nouveaux renseignements nous ont été fournis.
          Dans la Rue de Bordeaux habitent également Madame et Monsieur Khahamyan.
          Ces personnes avaient prêté l'alphabet et le Notre Père que l'on peut voir dans la vitrine de la page sept.
          Ils avaient fourni aussi de nombreuses cartes non photographiées.
          Aurore Khahamyan chante régulièrement à la chorale.
          Ceci nous a été rapporté par Madame Pentecôte citée dans les remerciements.
          Madame Shart l'épouse du célèbre peintre Shart-Artignan, nous a fait savoir par téléphone combien elle avait apprécié cette manifestation.
          Elle n'avait pu se déplacer depuis Lamorlaye, car elle est très âgée maintenant.
          Elle avait reçu par courrier la plupart des textes et des images.
          Il en est de même pour Nadia Ispenian.
          Cette dernière est de la famille Kassapyan.
          Quant à elle, elle est âgée de 90 ans et elle demeure à Paris actuellement.
          Elle était arrivée à Arnouville à l'orphelinat des soeurs, à 24 ans, en 1948.
          Nous attendons avec impatience d'autres témoignages.

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