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Observons un autre panneau :Je suis la croix rouge.

Quelques explications supplémentaires :

Les alliés utilisèrent même le pigeon en tant qu’espions : des agents transportaient les oiseaux en Angleterre, puis en Hollande et les introduisaient enfin en territoire occupé en traversant la Belgique. Les pigeons étaient ensuite remis entre les mains de personnes de confiance qui communiquaient des renseignements précieux à la France. 

Les pigeons assurent les liaisons entre le front et l'arrière. Les messages sont des "colombogrammes", selon les termes officiels, des messages fixés sur papier pelure, protégés dans des tubes en plume d'oie fixés à l'aile du pigeon, puis en aluminium, fixés à sa patte.

Le capitaine Henri René, dans son livre Lorette, une bataille de 12 mois, octobre 1914 – septembre 1915 (coté BHA 218 aux archives du Pas-de-Calais), raconte le sauvetage d’une unité de chasseurs à pied.
Ceux-ci se sont retrouvés seuls, coupés des autres unités, dans un chaos de champs de bataille, toute tentative de faire connaître leur position s’étant soldée par un échec. Quelques chasseurs avaient eu l’idée de partir en emportant des pigeons : ils les libèrent avec le message suivant : "Sommes sous le Souchez. Subissons lourdes pertes, mais le moral est très élevé. Vive la France!"  
Le message parvient à l’artillerie, évite ainsi aux chasseurs à pied une contre-attaque allemande et participe à la libération de Souchez.

Tout est dit dans la lecture de cette affiche.

Un ours très connu.
Un ours très connu.

Moins drôle ce panneau :

Des animaux très désagrables.
Des animaux très désagréables.

Dans les tranchées :

La tranchée regorge d'un véritable bestiaire comme disent les poilus. On y trouve surtout des poux (totos) des rats (les Gaspards) et des mouches. Ils prolifèrent, attirés par les détritus et les cadavres. Pour lutter contre ces fléaux, l'intendance verse un sou ( 5 centimes) pour chaque queue de rat.

Charge sur les poux: Aux tranchées, quand dans son trou, Le bon poilu ne sait quoi faire, Il s'adonne pour se distraire à la recherche de ses poux. Òn ne le voit jamais bredouille, Car en son système pileux Ce visiteur peu scrupuleux Insolemment pullule et grouille! C'est une plaie, un vrai poison. Il a beau s'armant de courage, En faire un massacre en un carnage, Le pauvre en est pour sa façon! Les poudres, n'importe laquelle Ni les onguents les plus parfaits, Rien ne produit le moindre effet: L'horrible pou reste rebelle! Cet animal si dégoûtant Est bien tout le portrait du Boche: Qu'on le pourchasse ou qu'on l'amoche, Il y en a toujours autant. H.Bachelet. La mitraille N°4 mai 1916 S.

Suite : Les rats et les poux tourmentaient les soldats jour et nuit. Des rats gigantesques attirés par la nourriture et les déchets des armées stationnaires contribuaient à répandre les maladies et étaient un irritant constant. En 1918, les médecins identifièrent également les poux comme les responsables de la fièvre des tranchées, qui causait des maux de tête, de la fièvre et des douleurs musculaires aux soldats. L’insalubrité des tranchées, particulièrement due à l’humidité froide et persistante, provoquait la maladie du pied des tranchées, infection apparentée aux engelures qui dans les cas les plus graves pouvait causer la gangrène et nécessiter l’amputation.

Dans un journal de tranchée, un zouave dit de lui qu'il est le tank des parasites. C'est le plus gros, le plus irrésistible. Contre lui, nul abri. Une chanson d'époque raconte la frousse du Poilu voyant surgir un rat d'un cadavre ennemi. « Les canons, je m’en fous. J’ai peur des rats. Là où il y a des hommes, il y a des rats. "Génies innombrables et malfaisants, nous dit La Baïonnette, ces pillards invisibles, rapides et féroces prélèvent sur l'humble fortune du soldat un terrible impôt." Les Poilus suspendent leur repas au plafond. Les rats s'y accrochent par grappes. Comment s'en débarrasser ? Un virus est commandé à l'Institut Pasteur. On essaie aussi l'arsenic, le sulfure de carbone, la scillitine. L'envahisseur s'accroche. Voici une canne de tranchée. Elle est munie d'un bout ferré. Les Poilus piquent les rats qui les frôlent. L'armée organise des chasses. La dépouille est payée cinq centimes. L'occasion de jolis tableaux exhibés pour les journaux. Des chiens ratiers sont aussi envoyés au front. Chacun d'eux tue 80 rats par jour. Ils sont même secondés par des furets.

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Des animaux méconnus.
Des animaux méconnus.
Le centenaire des Animaux pendant la Grande Guerre

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