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Préambule,

L’idée de décrire cette maison était facile grâce aux renseignements donnés par Mme Dorsay dans son livre. Mais trouver "des images" comme illustrations de cet article était plus complexe. Ni Mme Thomas-Ropiquet, ni M. Loyeux n’avaient laissé de traces de ces lieux. Après leur départ, cette demeure resta longtemps inhabitée.

En août 2003, M. J.P. Naudé des Moutis -ami des descendants du peintre- arriva dans notre commune. Il s’installa pendant près de 18 ans dans un des appartements de cette admirable demeure ! Il restaura et meubla  cet appartement. Régulièrement, il prit des photos de l’intérieur des pièces et du parc. Ce sont ces dernières que l’on peut voir ici. En octobre 2019, ce passionné d’histoire locale quitta Arnouville pour retrouver sa bonne ville natale de Pau, en Béarn. Avec lui, il a emporté, comme souvenir de notre Commune, cette superbe maquette, de l’ancienne place de la fontaine, dans son état d’origine, actuellement Place de la République.

Des jolies vues de cette ancienne place.

Maquette avec sur la cloche en plexiglass le portrait du Roi Louis XV jeune.
Maquette avec sur la cloche en plexiglass le portrait du Roi Louis XV jeune.
La maquette place de la fontaine, milieu du XVIIIE siècle, réalisée en 2015 par l'architecte Vincent de Trazegnies.
La maquette place de la fontaine, milieu du XVIIIE siècle, réalisée en 2015 par l'architecte Vincent de Trazegnies
Une vue cavalière de la maison de Charles-Antoine Loyeux et la place de la fontaine. Aquarelle réalisée dans l'esprit du XVIII siècle, 1750 date de la construction.
Une vue cavalière de la maison de Charles-Antoine Loyeux et la place de la fontaine. Aquarelle réalisée dans l'esprit du XVIII siècle, 1750 date de la construction.

Comme le dit Karen Dorsay dans son livre, c’est son mari violoniste à l’Opéra de Paris qui avait acheté pour la somme de 25 000 Francs ce splendide manoir.
(Cet endroit était en réalité une dépendance du Château du Comte Jean-Baptiste de Machault.)
Il l’avait découverte au cours d’une de ses randonnées en Ile-de-France. Elle était vendue avec tout le mobilier et la vaisselle. (De quoi rêver !) On y pénétrait par la porte située dans le porche central.
Admirez la hauteur des arbres derrière la maison. Ils sont dans un très grand parc totalement entouré d’un mur. Certains d’entre eux seraient même classés. Les marronniers sont plusieurs fois centenaires.
Souvenons-nous, cette résidence est située dans la banlieue nord-est de Paris. La localité s’appelait jadis "Arnouville-lès-Gonesse", mais maintenant "Arnouville" et cela depuis le 8 juillet 2010.
Observons bien cette demeure du XVIII siècle. Elle est légèrement incurvée en forme de U. La porte en bois, à la peinture verte écaillée, nous propose d’entrer et de venir visiter la vingtaine de pièces. Leur sol était fait de pavés très épais, aux formes irrégulières, comme ceux du château de Machault (le rappel d’un hôte illustre).
Puis nous passons de l'autre côté du porche. Nous pénétrons alors dans une salle de 4 mètres de haut.

La cheminée entourée de marbre, le bureau du peintre Loyeux
La cheminée entourée de marbre, le bureau du peintre Loyeux

Admirons au passage la grande cheminée en marbre.
Pour accéder au premier étage, il faut emprunter ce grand escalier.

L'escalier menant au premier étage de chez M. Loyeux
L'escalier menant au premier étage de chez M. Loyeux

On aperçoit au fond un premier bureau.

En haut de l'escalier du premier étage de chez M. Loyeux
En haut de l'escalier du premier étage de chez M. Loyeux

Enfin pour terminer la visite des pièces, attardons-nous à cet endroit.

Le bureau de travail du peintre Loyeux
Le bureau de travail du peintre Loyeux

Quel beau fauteuil, pour se reposer après une dure journée de travail !
Regardons maintenant l’arrière de cette habitation. Le toit est en ardoise. Le lierre s’est invité comme décoration. De grandes fenêtres vitrées donnent une superbe vue sur l’immense parc.

Vue arrière de la demeure du peintre Loyeux

Que cet arbre est grand! Quelle magnifique végétation avec son labyrinthe en buis, ses bancs et tables en pierre.

Vue du magnifique parc du peintre Loyeux

On se croirait presque dans "la jungle".

Une végétation luxuriante du parc du peintre Loyeux
Une végétation luxuriante du parc du peintre Loyeux

Nous avons du mal à distinguer la jolie statue cachée à gauche.
Des fleurs se sont agrippées au tronc de cet arbre gigantesque.
Le potager, les serres et le bassin ne sont plus là  de nos jours.
Seule reste cette tourelle, le refuge de travail du peintre Loyeux.

Le pavillon du parc du peintre Loyeux

 

La demeure de Madame Thomas Ropiquer et de Charles Loyeux
La demeure de Madame Thomas Ropiquer et de Charles Loyeux

La demeure de Madame Thomas Ropiquer et de Charles Loyeux. Hélas, cette demeure a connu des aléas. Entre 1870 et 1871, elle a été envahie à plusieurs reprises par les Prussiens. Elle a subi la présence et les vexations des soldats allemands, sans parler des dégâts provenant soit des réquisitions en nature, soit du logement et de la nourriture des troupes. L’atelier de peintre M. Loyeux a, certes, été épargné. Mais la belle maison  a été bien endommagée. Mme Thomas-Ropiquet, alors propriétaire des lieux, s’est battue comme une lionne pour recevoir des indemnités. La demeure a été occupée à 2 reprises : la première fois du 17 septembre 1870 au 27 janvier 1871 par 110 soldats allemands et 15 chevaux. Puis une nouvelle fois, du 28 janvier au 3 mars suivant par 75 hommes et 11 chevaux. De surcroît, cet hiver-là fut particulièrement rude. Le froid, la faim et le manque d’argent furent présents durant toutes ces périodes.
Ces différents textes sont extraits de l’excellent livre de Karen Dorsay. Si vous souhaitez vous le procurez, voici les coordonnées des Editions Jean-Jacques Wuillaume Lieu dit : Pichou – 24130 Monfaucon – France
Les frais de port seront ajoutés au prix du livre.
Bonne lecture à tous !

La demeure de Mme Thomas-Ropiquer et de M. Loyeux

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