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Je suis la guide du rucher du Bois des Condos.

La guide du rucher du bois des Condos
La guide du rucher du bois des Condos

Voici ma carte d’identité :

Nom : Insecta Prénom : Apis Sexe : F

Date de naissance : 11-05-2017 Taille : 13 mm

Adresse : Bois des Condos Arnouville (95).

Signature : Bzzzzzz. 

Carte éditée grâce aux renseignements de : "Arnouville Magazine, juin 2017".

Regardez-moi bien. Maintenant, je vais vous expliquer à quoi servent tous les noms sur ma photo.

Signes particuliers : (Les premières abeilles seraient apparues en Afrique tropicale avant de se disperser jusqu'au nord de l'Europe, en Inde et en Chine,voici environ 100 millions d'années. Elles vivent partout, sauf dans les régions polaires.)

L’abeille possède deux gros yeux sur les côtés de la tête et trois petits, nommés ocelles, au sommet du crâne. Les grands yeux ont des milliers de facettes qui offrent à l’abeille :
un champ de vision très large pour bien se repérer lors de ses déplacements,
une sensibilité à la lumière pour la renseigner sur l’heure de la journée.

2 paires d’ailes qui battent rapidement : 200 battements d'ailes par seconde ! Grâce à elles, elle vole très vite : 20 km/h. C'est beaucoup pour un insecte ! Parfois, je parcours jusqu'à 6 kilomètres pour aller butiner ! Je vais à la "Ferme des Condos" et les jardins voisins.Mes 2 paires d'ailes peuvent voler en avant, en arrière, de côté ou sur place.

Un thorax, Il est formé de trois anneaux fusionnés qui portent chacun une paire de pattes et deux paires d'ailes transparentes.

Un abdomen, L'abdomen est formé de sept segments dont six sont visibles. Ceux-ci sont formés de plaques dorsales et ventrales rigides. Les orifices servant à l'expiration se situent sous les segments un à six, tandis que les organes des abeilles cirières apparaissent sous les trois derniers éléments. Il est formé du jabot, sorte de réservoir où l’abeille accumule le nectar, le miel, le miellat, l’eau, qu’elle peut ensuite régurgiter au fur et à mesure de ses besoins.

Le dernier a un aiguillon très dangereux appelé aussi "dard". Il contient du venin. Ne pas les ennuyer surtout !

L'abeille ne pique que si elle est dérangée dans son travail. Cet insecte travailleur ne pique qu'une seule fois.Si elle le fait  le dard est arraché de son abdomen.Ceci entraîne la mort de l'abeille.

Les antennes

Mes antennes servent à tout. A sentir les odeurs ­ elles en connaissent des milliers ! ­ A écouter, à toucher et à communiquer. Pour entrer dans la ruche, elles frottent leurs antennes à celles des abeilles gardiennes surveillant l'entrée de la ruche. Un mot de passe très compliqué ! Qui pourra le deviner ?

Mes six pattes sont également un outil de travail perfectionné : les pattes antérieures, munies de petites ventouses permettent de saisir le pollen, de s’accrocher partout, de nettoyer ses antennes. Les pattes postérieures sont poilues et forment comme des cuillères. Elles sont dotées de sacs à pollen, où elle collecte son précieux butin, ainsi que de crochets qui lui permettent de se pendre les unes aux autres pour former une sorte de chaîne.

Bonjour chers visiteurs, nous avons fait les présentations d’usage.

Maintenant, je vais vous indiquer le chemin à parcourir pour venir au rucher. Après le rond-point nommé "Rond-point de Miltenberg" situé sur l’avenue Charles Vaillant, vous prenez la 1re  route à votre gauche en venant de la ville ou à votre droite en venant de Sarcelles. La pancarte "Le Chemin des Condos" est indiquée. Vous descendez et traversez le "stop". Continuez encore un peu. Sur votre gauche, vous arrivez à ce petit bois.

Le bois est bien propre.
Le bois bien nettoyé

Regardez comme il est propre ! A l’automne 2016, les services techniques l’ont bien nettoyé. Chaque printemps, il est couvert de jonquilles.
Puis vous arrivez à cette première pancarte parlant du rucher.

La première pancarte
La première pancarte

Le blason de ville est là. Il est suivi de cette nouvelle publicité.

Une petite abeille vous montre le chemin
Une petite abeille vous montre le chemin

Il faut prendre vers le bas sur la gauche.
Une façon imagée de représenter les 125 000 abeilles qui vous attendent.
Si vous êtes voiture, il faut la laisser au parking devant ces pancartes. Le reste se fait à pied. Il faut déjà emprunter ces escaliers.

Les escaliers menant vers le rucher
Les escaliers menant vers le rucher

Au bout, vous voyez un petit chemin menant vers le bois. On aperçoit à l’entrée à nouveau une mini-pancarte. Si vous la voulez plus loin, c’est que vous êtes sur la bonne piste. Profitez-en pour jeter un coup d’œil à gauche sur les beaux près de la ferme.

Les beaux près de la ferme.
Les beaux près de la ferme.

Tiens, vous venez de croiser une de mes collègues. Cette butineuse est d’abord venue sur cette jolie fleur.

L’abeille plonge sa trompe à l’intérieur du pistil de la fleur et aspire le nectar. Elle le stocke ensuite dans son jabot (c’est une petite poche qui se trouve dans son estomac).

Une abeille butinant une fleur
Une abeille butinant une fleur

Avant elle était passée sur cette lavande d’un jardin proche de la ferme.

Au cours du butinage, les pattes de l’abeille se chargent du pollen produit par les étamines de la fleurs. Cela s’appelle faire des « pelotes ».Une partie du pollen reste collé sur les pattes de l’abeille et il se dépose sur le pistil des autres fleurs qu’elle butine. Cela permet de féconder les fleurs,c’est la pollinisation.

La pollinisation est, chez les plantes à fleurs, le transport du pollen (poudre contenant les cellules mâles) des étamines sur le pistil qui renferme les ovules (cellules femelles). Elle sera suivie de la fécondation, c’est-à-dire de l’union des cellules mâles et des cellules femelles. À la suite de la fécondation, les ovules se transforment en graines et le pistil en fruit.

En butinant de fleur en fleur pour sucer leur jus sucré, appelé nectar,  les abeilles, sans même s'en apercevoir, transportent du pollen vers le pistil des fleurs voisines de même espèce.

L’abeille mellifère possède une forme de communication étonnante. Quand une ouvrière trouve une nouvelle source de pollen et de nectar, elle revient à la ruche et exécute une sorte de danse devant ses congénères. Ses mouvements indiquent la direction à suivre ainsi que la distance à parcourir à partir de la ruche. Elle sécrète aussi une odeur qui pourrait donner d’autres indications sur l’espèce des nouvelles fleurs trouvées.

La lavande butinée par l'abeille
La lavande butinée par l'abeille

Cette dernière fait entre 10 à 100 voyages par jour pour chercher du pollen sur les fleurs les plus diverses. Le miel produit doit être excellent. Pour cela, elle sélectionne les plantes sans herbicides, sans fongicides.

C’est une vraie "détective" et heureusement! Regardez tous ses ennemis...

Comme tous les êtres vivants, les abeilles peuvent être victimes de maladies plus ou moins graves, comme les loques, qui s’attaquent au couvain. Depuis trente ans, les apiculteurs constatent une recrudescence de ces maladies qu’ils ont de plus en plus de mal à soigner, même lorsqu’il existe des traitements adaptés.

Le varroa est un véritable fléau pour les ruchers.

Le varroa est un acarien visible à l’œil nu, qui est passé de l’abeille d’Asie (Apis Cerena) à notre abeille européenne (Apis Mellifera) au début des années 1980.Il s’attaque aux ouvrières et aux bourdons adultes, mais également aux larves. .

Le frelon asiatique est aussi un terrible tueur d’abeilles.

Depuis peu, une nouvelle espèce de frelon, le frelon asiatique (Vespa Valutina) se propage à toute allure sur notre territoire. Importé de Chine dans des poteries, il est arrivé en Aquitaine en 2004.  On a constaté sa présence aujourd’hui jusqu’en Ile de France.
Particulièrement agressif, y compris à l’égard de l’homme s’il est dérangé, c’est un épouvantable prédateur pour les abeilles dont il aime se régaler.

LES PESTICIDES et les NÉONICOTINOÏDES sont aussi des grands TUEURS D'ABEILLES.

La disparition des abeilles aurait un impact écologique sur notre planète. Si la pollinisation baisse, certaines plantes finiront par disparaître, tels que les arbres fruitiers, les cultures oléagineuses, ainsi que les cultures maraîchères. Si elles disparaissaient totalement de la surface de la Terre, l’Homme pourrait rapidement manquer de nourriture.

Regardez sa patte : la pelote de pollen pèse de 10 à 30 mg.

La pelote de pollen sur la patte de l'abeille
La pelote de pollen sur la patte de l'abeille

Nous allons bientôt arriver au rucher. Il convient qu’en tant que guide, je vous indique les principales fonctions des abeilles. Hier, nous avons parlé de la butineuse. Elle rapporte donc le nectar et le pollen.
Il y a aussi les nettoyeuses : elles s'occupent à entretenir les rayons de la ruche.Durant les premiers jours de sa vie, l’abeille nettoie les alvéoles afin de les préparer à recevoir un nouvel oeuf ou à stocker de la nourriture. Ce nettoyage sert à enlever les morceaux de cire, les parties d’abeilles, les grains de pollen et de nombreux autres débris. Le fond et la paroi de l’alvéole sont ensuite léchés et polis.

Les ventileuses : elles doivent réguler la température de la ruche et le taux d’humidité avec leurs seuls battements d’ailes.
Les faiseuses de miel : ce sont de véritables chimistes. Les butineuses leur transmettent le nectar récolté. Elles vont en faire du miel.
Les gardiennes : elles ont pour mission de garder la ruche. Seules les abeilles issues de leur ruche peuvent entrer. Les gardiennes veillent et sonnent l’alarme en cas d’attaque de prédateurs : guêpes, frelons… Elles demandent le mot de passe, bien sûr !
Les éclaireuses : ces ouvrières partent explorer les endroits à butiner. Elles peuvent aller jusqu’à 5 kilomètres autour de la ruche. Une fois le bon endroit repéré, elles retournent à la ruche et à l’aide d’une danse complexe, elles expliquent aux butineuses où se trouvent le nectar. Et c'est les cas aujourd'hui !

Et bien sûr, il convient de citer la Reine: Elle se distingue des autres abeilles par sa plus grande taille 1,8 cm en moyenne.

La reine est issue d’un œuf placé dans une cellule spécifique en forme de doigt et qui pend sur le cadre. Les ouvrières en quête d’une nouvelle souveraine laissent éclore la larve et la nourrissent exclusivement de gelée royale.

La reine est comme «la Mère de la Colonie».Toutes les abeilles commencent leur vie en savourant,elles aussi, cette gelée royale. Mais au bout de 3 jours, c’est le sevrage. Seule la Reine, la plus gourmande continuera à bénéficier de cet aliment de luxe. Ainsi nourrie, elle sera bien plus grande que ses congénères. Il lui faut bien ce régime particulier pour pouvoir pondre autant d’œufs par jour.

Il ne peut y avoir qu’une seule reine dans la ruche : aussi, à peine née, la reine élimine ses rivales potentielles en tuant larves et nymphes qui se trouvent dans les cellules royales.Les ouvrières forment la cour de la reine.

Quelques jours après sa fécondation, la reine commence à pondre.
Les ouvrières sont issues d’œufs fécondés et les faux-bourdons d’œufs non-fécondés, déposés dans des cellules plus grandes. Des ouvrières entourent constamment la reine. Elles veillent sur elle en la nettoyant constamment.

On voit rarement une reine à l’extérieur de la ruche. Elle reste à l’intérieur. Elle est entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et l'alimentent. Son rôle est d'assurer la relève. Elle peut pondre environ 2 500 oeufs en 1 journée. Elle ne sort de la ruche que pour s’accoupler lors du vol nuptial. Ou si elle forme un essaim avec une moitié de la colonie.

Les faux bourdons sont les mâles de la reine.

De nouvelles fleurs à butiner.
De nouvelles fleurs à butiner

Une arrivée très attendue !

Les jours sont passés très vite avec ce temps superbe. Les butineuses ont trouvé de nombreuses fleurs dans cette belle prairie.

La belle ferme Lemoine, des Condos
La belle ferme Lemoine, des Condos

Elles ont leurs pattes chargées de pollen. Il est temps pour elles de regagner le rucher.

C'est une société organisée:

Une ruche compte une population d’environ 50 000 abeilles. La durée de vie des abeilles n’est que de six à huit semaines en pleine saison de butinage.

Elle atteint plusieurs mois en hiver, lorsque la colonie vit au repos en raison de l’abaissement des températures et de l’absence de fleurs. A l’intérieur de la ruche chaque abeille a un rôle défini en fonction de son âge.

(Des fossiles témoignent de leur présence, voilà 40 millions d’années. Lors des changements climatiques, les abeilles ont parfois reculé, mais elles ont survécu et su s’adapter. Pendant longtemps la récolte du miel ne fut pour les hommes qu’une chasse périlleuse. Mais très tôt, dès la préhistoire les hommes ont fait appel à la fumée pour apaiser les abeilles.)

L’apiculture reste à mi-chemin entre la cueillette et l’élevage, jusqu’au XIXème siècle. Ce n’est qu’à cette époque que l’on commence à bien comprendre l’organisation de la ruche et à favoriser son développement, grâce à de nouveaux modèles de ruches.

A la fin du XIXème siècle l’extraction du miel commence à se faire grâce à la force centrifuge, et non plus par le pressage.

La guide tient à vous présenter ce rucher. Il est composé de 6 essaims.

Un essaim (ou colonie) est donc un groupe d'abeilles qui peuple la ruche. Sa population varie au cours de l'annéeet passe donc de 10 000 individus en période hivernale à plus de 50 000 en pleine saison de production, soit au printemps.

Un essaim compte une seule reine. Celle-ci peut vivre plus de quatre ans..

Vous ne voyez que 2 ruches sur la photo, car il convenait de photographier la partie transparente qui permet à tout visiteur d’observer l’intérieur de cet enclos.

Deux ruches à l'intérieur de l'enclos
Deux ruches à l'intérieur de l'enclos

C’est en réalité un enclos que l’on contourne facilement. Ainsi sans déranger les abeilles et sans risquer de se faire piquer, chaque visiteur peut s’arrêter aux différentes "fenêtres", et épier en toute tranquillité l’intérieur.

Merci aux services techniques de la ville pour toute cette installation. Il convient également de mentionner Michel Urbin (Membre de l’UNAF).Régulièrement il vérifie que le rucher se développe correctement. Il joue un rôle pédagogique en recevant les classes qui le souhaitent. Il veut sensibiliser les enfants au rôle essentiel des abeilles dans tous les éco-systèmes de la planète. (CF : Arnouville/magazine n°72).

Les butineuses ont aspiré le nectar des fleurs et l’ont stocké dans le jabot de leur abdomen. Dans la ruche, les abeilles se transmettent ce liquide sucré dans les alvéoles de ce cadre.

A la suite de cela, le travail de récolte de l’apiculteur va commencer.
La récolte du miel nécessite que ce dernier soit arrivé à maturation. Il doit atteindre un pourcentage d’humidité avoisinant les 17 % maximum.
L'apiculteur enfume la ruche.

Observons bien sa tenue! Il possède un blouson de protection aéré. Sa vareuse est très complète, protégeant aussi bien la tête et le visage que les bras. Il a des gants intégrés. Elle s’enfile par la tête, ce qui réduit le nombre d’ouvertures. Cette combinaison protège donc des pieds à la tête.

La protection pour la tête est indispensable si elle ne fait pas partie du blouson, surtout au niveau du visage ou des cheveux dans lesquels les abeilles s’emmêlent. Le voile est de couleur sombre, pour ne pas gêner la vision. Les gants sont en cuir. De nombreux apiculteurs s’en passent, mais les piqûres sont des avertissements, que l’on ne ressent pas avec les gants.

Les apiculteurs ont souvent aussi des bottes ou des chaussures. Le principal est qu’elles soient montantes  pour qu'aucune abeille ne puisse s’y faufiler.

Deux apiculteurs enfument la ruche
Deux apiculteurs enfument la ruche

L’enfumoir est indispensable pour prévenir l’essaim de l’arrivée des apiculteurs. On y fait souvent se consumer des copeaux de hêtre. La fumée doit être froide (chaude elle serait trop agressive) et blanche, et sortir en quantité et longtemps. Elle fait fuir les abeilles qui croient à un incendie. Elle trompe aussi les avertissements des gardiennes.

Puis secoue et brosse les cadres à la balayette pour en ôter les abeilles.

Le cadre est composé de cinq types d'alvéoles. Elles contiennent les réserves de miel (operculées), le nectar, le pollen, le couvain et celles qui restent vides.

Les cellules operculées contiennent le miel.
Il doit y en avoir tout en haut du cadre (elles s'étendent souvent autour des coins du cadre). Elles sont de couleur claire en haut et sur les côtés. Celles de couleur plus jaune et formant un cercle forment ce qu'on appelle le couvain operculé, c'est-à-dire des abeilles qui vont bientôt naître.

Les rangées d'alvéoles situées juste en dessous des cellules contenant le miel doivent être remplies de stocks de nectar. Les abeilles le mangent mais s'en servent également pour nourrir les larves.

Les alvéoles contenant le pollen ne sont pas très visibles. Le pollen est la protéine dont les abeilles se nourrissent.

Le couvain doit être de forme circulaire. Il contient des œufs ou des larves. S'il y a beaucoup de cellules vides, cela indique soit que la reine ne fait pas correctement son travail, soit que les abeilles se sont débarrassées de larves malades.

Les cellules vides
Durant la journée, beaucoup d'abeilles sortent de la ruche pour chercher de la nourriture mais, une fois la nuit tombée, elles se regroupent dans la ruche. S'il n'y a pas de cellules vides en bas du cadre, le message est clair : il n'y a plus assez d'espace et la colonie s'apprête à essaimer pour trouver un nouveau logement.

Le cadre miel des abeilles
Le cadre miel des abeilles

Cette méthode a l'avantage d'être rapide.
On ôte la cire qui protège les alvéoles. Cela est fait soit avec un grand couteau électrique ou une grande lame. On rase la surface pour enlever les bouchons que les abeilles ont mis pour protéger leur miel. Sous le bac, on récupère le miel. Ensuite, il sera mis en pot.
Selon M. Urbin, le miel d’Arnouville est de tellement bonne qualité qu’il pense le présenter au concours national des Apiculteurs de France ainsi qu’à celui des Apiculteurs du Val-d’Oise.

Les 125 000 abeilles croisent les ailes !

Le rucher de Bois des Condos

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